
LES CHEFS D’ENTREPRISES IVOIRIENNES A L’ECOLE DU FC BARCELONE
06/07/2012
COMMENT DOSER RESULTATS, STRATEGIE ET ASPECT HUMAIN
09/07/2012Mariam Diakité, Directrice régionale Afrique de l’Ouest de Schneider, et Aïssatou Cissé, Directrice de société de transport (Pendis-CI) sont rentrées, mardi soir, à leur hôtel, avec le sentiment d’avoir mieux compris la crise financière. C’est ce qu’elles laissaient apparaître dans les conversations de groupes, sur le chemin du retour des cours. Tout comme elles, les autres participants à la formation (Amp) de Mde Business School d’Abidjan, en collaboration avec l’IESE Business School de Barcelone, ont eu droit à une conférence magistrale sur la crise financière.
Le professeur Alfredo Pastor indique qu’une crise financière peut avoir deux sources. La première est qu’elle peut naître d’une crise monétaire. Il prend l’exemple du passage d’une parité avec une monnaie à une autre parité liée à la même monnaie. Comme cela a été le cas entre le franc Cfa et le franc français, puis l’euro. La seconde cause, telle que la crise actuelle, est le fait d’une bulle parce que les économies modernes fonctionnent sur le crédit.
Plusieurs facteurs se combinent souvent. Les conditions macroéconomiques, l’expansion du crédit par un faible taux d’intérêt, etc. Ces éléments d’appréciation font que l’acheteur imagine une hausse continuelle des actifs qu’il détient. Il anticipe alors l’augmentation de ses gains. Selon le prix Nobel d’économie, Joseph Stiglitz, que cite le professeur : « Une bulle est un état du marché dans lequel la seule raison pour laquelle le prix est élevé, aujourd’hui, est que les investisseurs pensent que le prix de vente sera encore plus élevé demain, alors que les facteurs fondamentaux ne semblent pas justifier un tel prix ». En fait, la population fait plus confiance au bénéfice de l’argent qu’il injecte donc investi qu’aux retombées du travail.
Le professeur Xavier Santoma prend alors l’exemple de l’Espagne où les spéculations immobilières ont fragilisé les finances. Des propriétaires de maisons s’étant rendu compte que leur bien renchérissait, l’ont vendu dans l’espoir d’acheter une maison ou deux autres maisons qu’ils revendront bien plus cher. Et pour soutenir leurs opérations, ils ont recouru au crédit. L’activité rentable, au départ, attire plus de personnes et la valeur des biens devient totalement spéculative. Elle ne reflète donc pas la réalité et c’est le clash. M. Santoma indique comme solution au phénomène de bulle, l’intervention de la banque centrale, en imposant des mesures contraignantes eux banques secondaires.
ADAMA KONE
ENVOYE SPECIAL A BARCELONE