
40 MANAGERS IVOIRIENS EN QUETE DE NOUVEAUX REPERES A BARCELONE
03/07/2012
DES CHEFS D’ENTREPRISES IVOIRIENS S’INFORMENT
09/07/2012La ville de Barcelone s’est pratiquement donnée rendez-vous, la nuit du dimanche 1er juillet, au bord de la mer, pour fêter la brillante victoire de l’Espagne à l’Euro 2012. En effet, de l’aéroport en ville, aucun signe de manifestation du match qui opposait l’Espagne à l’Italie, n’était perceptible.
En tous cas, les quelques dirigeants d’entreprise ivoiriens, venus plus tôt pour la formation, ont pu se joindre à la population en fête dans certains points chauds.
Autre lieu, ce mardi 3 juillet. Une salle de classe du Campus nord de l’IESE Business School de Barcelone, partenaire de MDE BS d’Abidjan. La passion du football s’y poursuit d’une autre façon. Là, il ne s’agit pas de l’équipe nationale espagnole, mais du Fc Barcelona. Il ne s’agit pas non plus, pour les dirigeants ivoiriens, de taper dans un ballon. Ils essaient de tirer de l’organisation du club de football, des valeurs applicables en entreprise. Le professeur chargé de cet enseignement est un ancien du célèbre club, ancien directeur de Nestlé Espagne, aujourd’hui enseignant de stratégie à l’IESE Business School de Barcelone, Jaume LLopis. Le président des anciens joueurs du Barça et vice-président de l’association européenne des anciens joueurs, Ramon Alfanchero a assuré la coanimation du cours. Pour ce dernier, en effet, il est important d’avoir une forte culture de l’entreprise sportive. En entreprise, l’on parle de culture d’entreprise. Au Fc Barcelone, elle s’acquiert à partir d’une école, la Masia, qui accueille les enfants en bas âge. A ceux-ci, les encadreurs n’apprennent pas seulement à jouer. Ils ont formatés pour être des citoyens accomplis, des personnes intégrales. Il est important de leur inculquer des valeurs telles que l’esprit d’équipe, la solidarité, l’amitié, le fair-play, l’excellence, le leadership… ils reçoivent également des enseignements sur l’excellence. M. Alfanchero souligne: « ce n’est pas tout de gagner, il faut savoir gagner, mais il faut savoir perdre aussi ». La discipline est aussi un pilier de réussite. Ce qui explique que des joueurs talentueux, mais n’entrant pas dans le moule, aient été obligés de partir de l’équipe à un moment donné. Ce sont, entre autres, Ronaldinho, Etoo Fils, Abramovitch.
Le club barcelonais vient de se doter d’une nouvelle maison de formation sur 6000m² (la Masia rénovée avec 78 chambres) à hauteur de 11 millions d’euros, soit 7,22 milliards de Fcfa. Elle a été inaugurée le 20 octobre 2011. L’institution est telle que les anciens entretiennent la flamme en perpétuant les valeurs aux plus jeunes. C’est tout cet ensemble que les animateurs du cours voudraient voir les entreprises appliquer pour être performantes. Il est question de faire en sorte que les employés soient suffisamment imprégnés des valeurs de la société dans laquelle ils travaillent. C’est un socle sur lequel ils doivent s’appuyer pour fournir une qualité de travail en adéquation avec les objectifs visés. Le succès du travail en équipe nécessite que le manager arrive à mettre les travailleurs dans un état d’esprit où ils se sentent motivés pour atteindre des résultats. Toute chose qui suppose que l’employeur soit au fait des préoccupations de son équipe et qu’il s’efforce à les résoudre au mieux. Il ne doit pas négliger, pour autant son environnement immédiat et lointain. Cela fait appel à la notion de responsabilité sociale de l’entreprise. Aujourd’hui, celle-ci à évolué. On parle davantage de responsabilité sociétale que le professeur Jaume Llopis rappelle à souhait aux étudiants d’un été. «Il ne faut jamais abandonner les valeurs qui nous ont donné le succès », conseille M. Ramon Alfanchero.
Dans l’après-midi, les dirigeants ivoiriens ont eu droit à une conférence sur l’économie mondiale et les crises, prononcée par le professeur Alfredo Pastor. Il a parlé des inégalités dans la distribution des revenus aussi bien à l’intérieur d’un même pays qu’entre pays, soulignant qu’il faut faire attention à certains indicateurs tels que le Produit intérieur brut par habitant. Ce qui ne traduit pas la réalité de la distribution de la richesse. Cette formation AMP est, selon plusieurs participants, très riche en informations multiculturelles et multidimensionnelles.
ADAMA KONE
ENVOYE SPECIAL A BARCELONE